Un Cours de Formation de Cinq Jours sur les Strategies et Competences en Negotiation pour les Membres de Sletu, Syndicat des Vendeurs de Sierra Leone

30 participants  dont 60% de femmes ont assisté aux cours de formation de cinq jours sur les stratégies et les compétences en négociation pour des organisateurs et   travailleurs dirigeants du secteur des vendeurs de rue et des marchés informels. Ils représentaient 5 régions de Sierra Léone.

L’atelier de formation a eu lieu dans la salle conférence  de la bourse du travail de l’Union des travailleurs de Sierra Léone du 28 Mai au 1er Juin 2018.

Les participants ont convenu d’un plan de relance des conseils municipaux locaux de Commerce établis par la loi en 2004. Ils ont planifié de commencer les négociations avec les autorités municipales locales dans les 5 régions représentées à l’atelier. Le plan de travail devra être exécuté pendant 4 mois, jusqu’en Octobre 2018, à la tenue du second atelier de suivi de StreetNet.

Pour acquérir toutes ces notions en négociation, les participants ont travaillé en groupes dans chacune des 11 activités prévues dans le programme de l’atelier (identifier des négociations aux quelles ils ont déjà été associés, compétences pour un bon négociateur, stratégies et tactiques de négociation, procédures de négociation, exercices pratiques (organisés sous forme de visites de terrain à la Mairie, à la Police Générale et la Police Municipale), surmonter les obstacles à la négociation dans l’économie informelle, études des cas(examen et critiques) études des cas(leçons sur le suivi), compétences en rédaction des accords de base, établir de nouveaux forums de négociations de niveau local, évaluation.

Les participants ont également lu les modèles de cours adaptés pour l’économie informelle tels que le cadre modèle du forum de négociation de StreetNet au niveau des  municipalités locales, manuels du Comité International de Coordination sur l’Organisation en Economie Informelle).

La cérémonie officielle d’ouverture de l’atelier a été inaugurée le 28 Mai par  Jennings A.A. Wright, Président de Sierra Leone Labour Congress, en présence de Chiblee F. Kamara, Représentant du Ministre du Travail,  Isata Bangura, Représentante du PNUD, James Samba, Représentant du Maire de Freetown. La présence de Pat Horn, Coordinatrice Internationale de StreetNet a également honoré  la cérémonie.

Facilités par Jane Masta et Sibailly Maximilien Douhouré, Organisateurs de StreetNet pour l’Afrique, les travaux de l’atelier ont  pris fin le 1er Juin 2018 après l’évaluation des participants.

 

 

La voix des sans-voix

21 février 2017

sur la photo est Jeannette Nyiramasengesho, Présidente de SYTRIECI et membre du Conseil International de StreetNet

Jeannette Nyiramasengesho, membre du Conseil International de StreetNet et présidente de SYTRIECI, affilié StreetNet au Rwanda, partage l’expérience sur le travail avec les réfugiés dans son pays.

Soeur Jeannette déclare : « ici dans notre pays, nous continuons notre travail pour les travailleurs informels même si ce n’est pas une tâche facile, mais nous essayons d’être la voix des sans-voix. Ce mois-ci, nous avons renforcé les négociations avec la ville de Kigali au sujet des vendeurs de rue.

Nous avons également eu une réunion avec les travailleurs informels-réfugiés du Burundi qui travaillent maintenant à Kigali et nous avons essayé notre mieux pour les organiser. Cependant, nous devons encore trouver certaines organisations alliées qui peuvent les aider à avoir un bon départ.

Les dirigeants de SYTRIECI se sont rencontrés avec les réfugiés burundais- vendeurs de rue et du marché en janvier 2017 afin de s’informer plus en détails sur leur vie depuis qu’ils sont entrés au Rwanda.

Les réfugiés burundais devaient quitter le Burundi entre avril et décembre 2015 tout en pensant que le chaos ne prendrait pas plus longtemps, qu’ils pourraient ainsi retourner dans leurs maisons au Burundi. Malheureusement, la violence a persisté jusqu’à maintenant. Après avoir perdu espoir et réaliser que leur situation financière devenait trop faible, et parce que certains d’entre eux ont eu à faire la vente à Bujumbura, ils ont décidé d’utiliser leur petite somme d’argent restant comme capitale afin qu’ils puissent survivre plus de quelques jours à venir.

Ils ne pouvaient pas continuer à rester dans le camp de réfugiés burundais à Mahama puisque certaines aides qu’ils reçoivent ne sont pas parfois suffisantes pour eux et leurs familles, cela devient donc nécessaire pour les parents de trouver des autres moyens de survie.

Ils sont reconnaissants au HCR pour de son aide, même si ce n’est pas suffisant ; ils ont mentionné que le HCR les aider en leurs fournissant certains aliments et soins de santé uniquement aux enfants âgés de moins de 12 ans et à ceux /celles qui ont des maladies incurables, etc.

Il y a un certain nombre des défis auxquels les réfugiés burundais sont confrontés lors de leur travail des activités de vente et qui restent un sérieux problème pour eux: manque des frais de loyer des étals, un capital très faible; faire la vente sur les rues ; manque d’expérience; manque de reconnaissance par les chefs de groupe; être chassé par leurs collègues – vendeurs.

SYTRIECI estime cette catégorie des gens comme étant suffisamment forts pour avoir décidé de trouver des façons de survivre même s’ils le font dans une telle situation très difficile. SYTRIECI a jugé nécessaire comme son obligation d’organiser les vendeurs de rue et du marché vers leur avenir meilleur.

Cependant, il y a également un nombre des besoins qui doivent être mentionnés et adressés : aider les réfugiés pour être reconnus au marché à travers les groupes formés; plaidoyer aux autorités gouvernementaux pour la réduction des taxes dans une période donnée; formations sur la manière de faire des affaires, systèmes d’épargne et accès aux systèmes de prêts; circulation de prêt qui leur permettrait d’améliorer leur vie en tant que groupe.

Actuellement, SYTRIECI est en train de les assister en les organisant afin qu’ils puissent être reconnus par les autorités et avoir une meilleure façon de plaider pour eux où et quand c’est nécessaire. Jusqu’à maintenant, SYTRIECI a demandé aux réfugiés qui sont déjà impliqués dans des activités de vente de rue d’apporter d’abord les copies de leur statuts de réfugié afin d’établir clairement qu’ils sont réfugiés, de les identifier en conséquence selon ce qu’ils vendent sur les listes, d’adhérer aux petits groupes d’où ils opèrent et d’élire ceux qui vont les diriger afin de faciliter le processus facile de diffuser l’information.

Avancer avec le nouveau Conseil International de StreetNet

30 janvier 2017

Par Oksana Abboud, chargée des médias au StreetNet

Sur la photo sont les membres du Conseil StreetNet lors de la formation en Leadership

Une formation en Leadership de trois jours aux membres du Conseil International de StreetNet a eu lieu du 23 au 25 janvier à Durban, en Afrique du Sud.

Le programme de formation visait à rendre familier les nouveaux membres du Conseil avec la structure, politique et le pouvoir de StreetNet ainsi que de déterminer ses domaines stratégiques pour les trois prochaines années.

La méthode de formation était participative, avec les participants en groupes selon leurs langues respectives ; les participants devraient lire attentivement les clauses de la Constitution de StreetNet qui décrivent les rôles des membres du Bureau (clauses allant de 9,5 à 9,9), ainsi que les pouvoirs et fonctions du Conseil International (article 10.6) et les politiques de StreetNet.

Sur la photo sont les membres du Conseil StreetNet lors de la formation en Leadership

Les groupes ont rapporté en décrivant les closes constitutionnelles pertinentes et ont développé quelques suggestions qui comprenaient ce qui suit:

  • Une plus grande clarté nécessaire sur les responsabilités des membres du Conseil International, particulièrement en ce qui concerne l’autorité et la responsabilité régionale ; par exemple, les membres du Conseil devraient être responsables d’amener des nouvelles organisations de la région en StreetNet et devraient pouvoir voyager dans des autres pays dans la région ;
  • Les Politiques devraient être plus concises ;
  • Le Code de conduite est complet et n’a besoin d’aucun ajout.

La stratégie de collecte de fonds et des informations sur les donateurs spécifiques a été présentée par Pat Horn, Coordinatrice de StreetNet International ; ce qui est devenue une discussion animée entre les participants et qui a donné lieu à une liste des propositions qui seront examinées lors de la réunion du Conseil International du 26 – 27 janvier.

Pat Horn a souligné que lorsqu’en approchant les bailleurs de fonds, nous devons créer la confiance et nous assurer que nous continuons à évoluer d’une manière qui est collectivement soutenue par le leadership. Les donateurs deviennent très inquiets si les anciennes décisions, obligations et la planification sont abandonnées par la nouvelle équipe dirigeante.

Elle a également rappelé qu’une lourde tâche pour la période à venir est de lever les fonds, puisqu’ il y a actuellement très peu d’argent dans la caisse de StreetNet.

Le deuxième jour de la formation en Leadership de StreetNet visait la planification stratégique. Jane Barret, Coordinatrice Internationale de WIEGO a facilité toutes les sessions de la journée.

Sur la photo sont les membres du Conseil StreetNet lors de la formation en Leadership

Les participants travaillaient sur les questions suivantes : Ayant l’impact sur les lois et les politiques urbaines à travers les négociations collectives ; comment libérer tous les affiliés de StreetNet en utilisant le Nouvel Ordre Urbain ; l’Implémentation de la Résolution 204 de l’OIT; l’accès aux forums tripartites ; extension de la protection sociale ; des structures de l’économie de la solidarité sociale. Les membres du Conseil ont également discuté la question de l’impact régional sur les vendeurs informels transfrontaliers, des alliances régionales, Comment considérer plus des régions. La consolidation d’un plan stratégique pour le mandat actuel du Conseil International a été réalisée avec succès.

Le troisième jour de la formation était axé sur la gestion des ressources afin d’équiper le nouveau leadership à diriger sur ces questions et formuler toute recommandation des amendements aux systèmes lors de la réunion du Conseil International. Pat Horn, Coordinatrice de StreetNet International a introduit aux membres du Conseil la question de la gestion des ressources et Annelene Muhammad Shafi, administratrice financière nous a clairement fait le résumé de la situation financière actuelle de StreetNet.

Lors de la séance d’évaluation, les participants ont exprimé leurs points de vue et la satisfaction sur la formation, en soulignant une grande éducation et des connaissances nécessaires et utiles sur le fonctionnement de StreetNet et les autres sujets intéressants.

Le leadership de l’Alliance des Vendeurs Ubumbano, affilié de StreetNet de Durban, a visité la formation pour saluer la nouvelle présidente de StreetNet et les Membres du Conseil.

sur la photo est le Conseil International de StreetNet lors de sa Réunion à Durban

Du 26 au 27 janvier, le Conseil de StreetNet International a eu lieu au bureau de StreetNet à Durban.

Lorraine Sibanda, Présidente de StreetNet a professionnellement présidé la réunion du Conseil qui avait beaucoup de points à son ordre du jour.

La première réunion du Conseil s’est tenue avec succès puisque toutes les questions sur l’ordre du jour ont été discutées et convenues par les membres du Conseil.

Le Conseil a également adopté le Projet du Plan Stratégique qui indique les quatre principaux domaines thématiques de l’avancement du travail de StreetNet. Les domaines stratégiques sont les suivants :

  • Usage des négociations collectives et les autres stratégies y relatives de mobilisation et faire la pression pour influer sur les lois et les politiques urbaines en faveur des vendeurs de rue et des autres travailleurs informels;
  • Implémentation de la recommandation 204 de l’OIT au niveau national notamment, y compris l’obtention de l’accès aux forums tripartites, l’extension de la protection sociale et l’avancement des structures économiques de la solidarité sociale;
  • Construction de la solidarité régionale entre les affiliés de StreetNet par-delà les frontières et la création des alliances régionales pour faire avancer les intérêts des vendeurs informels transfrontaliers ;
  • Continuer la croissance et le développement de StreetNet International.

Le rapport et les recommandations de la Coordinatrice International ont été également soutenus et adoptés par le Conseil International.

Heureuse nouvelle année 2017!!!

Chers affiliés,

Heureuse nouvelle année 2017!!!

Qu’elle puisse nous être tous et toutes une année pleine de succès et que les droits des vendeurs de rue puissent être  respectés et reconnus dans chaque pays !

Rien pour Nous, sans Nous !

Petits entrepreneurs Ukrainiens demandent d’arrêter la violence et de les laisser travailler et nourrir leurs familles !

28 décembre, 2016

Mme Valentyna Korobka, présidente de FTUEU

Le Syndicat Libre des Entrepreneurs d’Ukraine (FTUEU),  affilié Ukrainien de StreetNet, rapporte sur la violence et la nuisance permanentes envers ses membres et les vendeurs de rue/ et  du marché en Ukraine, nommément dans la ville de Kiev –  capitale Ukrainienne.

L’administration locale de Kiev parle de ce que l’on appelle programme de développement de « l’embellissement de la ville » et a commencé à détruire les stands commerciaux et les marchés locaux de leurs emplacements, ce qui vise à ouvrir la voie à la mise en place d’un nouveau centre de divertissement.

Bizarrement, les entrepreneurs des petits businesses et les vendeurs n’ont jamais été informés en avance,  ni sur le plan de détruire leurs lieux de travail, ni sur un quelconque plan de relocation.

Par conséquent, un immense conflit a commencé à avoir lieu entre le conseil administratif de la cité  de Kiev ainsi que les grandes et petites entreprises concernant la démolition des stands commerciaux. Il a été noté que les autorités locales aussi bien que des employés de la Police nationale d’Ukraine souvent, contrairement à la loi applicable, soutiennent seulement les grandes entreprises. Cela a conduit à des cas de vol ou de destruction des biens, des petits entrepreneurs, des blessures, voire même le meurtre des personnes.

Lieux de vente des petits marchés détruits dans la ville de Kiev

Le 17 décembre, alors qu’ils tentaient de démolir les étals au marché près de la station de métro « Institute Polytechnique de Kiev», des affrontements locaux avec la police ont éclaté, ce qui a entraîné une blessure d’au moins un vendeur.

Le 20 décembre, un certain nombre des petits entrepreneurs ont été blessés par les policiers à la suite des affrontements  au cours d’un rassemblement pacifique devant la Mairie de Kiev.

Le 22 décembre, à la suite des collisions des petits entrepreneurs et un bataillon des volontaires avec la police, en essayant de démolir les étals des vendeurs du marché près de la station de métro « Institut Polytechnique de Kiev / [Kyiv Polytechnic Institute] », une femme a été hospitalisée et deux policiers ont été blessés.

Plus tard, le 25 décembre 2016 lors de l’incendie au marché des objets utilisés (friperie)  de Lisovy, une femme est morte et 11 personnes ont été blessées. Cette affaire et un certain nombre des autres actes d’agression envers les vendeurs  qui ont eu lieu aux autres marchés de Kiev des quartiers de Darnytsia et Kharkivsky, est totalement en violation des lois ukrainiennes y relatives et toutes les Conventions et recommandations de l’OIT. Selon certains témoins, c’était un incendie criminel.

Lieux de vente des petits marchés détruits dans la ville de Kiev

Ce qui est dit ci-haut n’est que quelques exemples des récents cas violents relatifs aux problèmes des « vendeurs » dans la ville de Kiev.

« Malgré tout, les entrepreneurs des petites entreprises doivent beaucoup souffrir pour survivre et lutter fort pour maintenir leurs moyens de subsistance. Ils ne violent pas les lois ou règlements du pays, et pourtant, ce  sont eux qui créent des emplois pour leurs propres survie, il semble que les autorités ont fixé un plan pour la fermeture de toutes les routes pour leur survie et pour les priver de trouver tout  moyen de survivre avec leur famille », dit Valentyna Korobka.

FTUEU, avec le soutien de son organisation – parapluie, la  Confédération des Syndicats Libres d’Ukraine –  ont tenu la Conférence de presse urgente afin d’attirer attention de l’Administration locale de la ville, du bureau du Procureur Général et des députés en vue de cesser la violence envers les petits entrepreneurs et vendeurs et pour démarrer le processus d’enquête immédiate de ces incidents qui ont même entraîné  la mort d’un vendeur.

Valentyna Korobka, présidente de FTUEU, a clairement énoncé toutes les demandes au nom des petits entrepreneurs aux autorités ukrainiennes et a appelé les vendeurs à se mobiliser et à s’unir puisque seuls les vendeurs eux-mêmes peuvent et doivent protéger leurs droits et intérêts.

StreetNet International a déjà exprimé son inquiétude au maire de Kiev et au Président du Parlement Ukrainien avec un appel de leur considération de ces questions susmentionnées. StreetNet a demandé aux officiels de faciliter le processus d’enquête en ce qui concerne les cas mentionnés ci-dessus et de prendre des mesures pour convaincre le Conseil municipal de Kiev à  adopter une voie plus inclusive de traiter avec des vendeurs de rue/du marché à Kiev à travers les négociations avec les représentants des Syndicats Libres des Entrepreneurs d’Ukraine (FTUEU) et la Confédération des Syndicats Libre d’Ukraine (KVPU).

FTUEU a ses propres partisans et alliés dans tout le pays. Ainsi, une Coalition des organisations du droit de l’homme en Ukraine font également appel à  toutes les parties à entamer des négociations dès que possible pour mettre fin à la violence dans les rues et de revenir sur le terrain juridique. Il a également exprimé quelques recommandations au  gouvernement et à la Police nationale d’Ukraine.

Informations fournies par le FTUEU.

Renforcement de notre démocratie organisationnelle interne

2 décembre, 2016

Par Pat Horn, Coordinatrice de StreetNet International

Pat Horn, coordinateur international de StreetNet

StreetNet a été lancé le 14 novembre 2002 et a tenu 5 Congrès internationaux tous les trois ans conformément à la Constitution de StreetNet – en 2004 en Corée, 2007 au Brésil, 2010 au Bénin, 2013 au Chili et en 2016 en Inde. Ceci est un élément important pour le maintien de notre démocratie organisationnelle. Mais est-ce que cela signifie que notre travail de renforcer notre démocratie organisationnelle interne est terminé ?

Si nous écoutons ce que disent les affiliés de StreetNet, la réponse est NON. Depuis le cinquième Congrès de StreetNet International à Delhi, en Inde, en octobre 2016, nous avons eu beaucoup de manifestations d’insatisfaction concernant les pratiques antidémocratiques qui ont été observés dans le Congrès, malgré la tenue du Congrès en conformité avec la constitution , les politiques et les pratiques établies de StreetNet.

L’insatisfaction a été exprimée au sujet du système d’ « ardoise » (une tactique de propagande électorale par lequel certains participants font glisser des listes de la personne qui devrait être élue, au cours des élections démocratiques), les comportements punitifs électoraux de la part de certains délégués, l’action de vote à travers les propagandes de désinformation de la part des autres délégués et l’échec de sauvegarder les principes et les pratiques établis de StreetNet au sujet de la distribution régionale et équitable des postes du personnel au Conseil International de StreetNet. Il convient de souligner qu’il n’y a aucune plainte officielle demandant l’annulation des élections qui ont eu lieu lors du Congrès. Cependant, toute organisation démocratique ignore des telles expressions de manifestations de mécontentement à leurs périls. Nous avons donc décidé que nous devons écouter nos membres, créer une espace sûre et transparente où ils peuvent s’exprimer sans crainte de victimisation, et nous demandons des suggestions pour les voies et moyens de renforcer les points faibles dans notre démocratie interne.

Le Point Focal Régional de StreetNet de l’Afrique Centrale et Occidentale a convoqué une conférence téléphonique après le Congrès, où une analyse franche du Congrès a été faite, en commençant par une franche autocritique concernant le manque d’unité entre les délégués dans leur propre région. Ils sont allés jusqu’à la critique de la qualité de l’interprétation Française, ainsi qu’une critique de la dernière minute sur l’organisation logistique en ce qui concerne les billets d’avion et les arrangements de visa ainsi qu’une mauvaise communication. Pour tous ces inconvénients, la coordination de StreetNet a pris pleine responsabilité et a présenté ses excuses auprès du Point Focal Régional. La critique est même arrivée à mentionner des observations sur le manque de conduite démocratique par certains participants – sans entrer en détails.

En rétrospective, nous avons réalisé que nous n’avons pas été suffisamment actifs dans la publication du Code de conduite de StreetNet et dans les faits de conseiller nos membres sur comment défendre leurs droits démocratiques à l’aide de ce Code de Conduite. Actuellement, nous sommes donc en train de rectifier cela en faisant circuler le Code de Conduite à tous les affiliés de StreetNet et en demandant leurs commentaires (qui resteront anonymes sauf si spécifié autrement par l’organisation concernée) sur les questions suivantes:

  1. Pensez-vous que le Code de Conduite a été bien observé lors du 5ème Congrès de StreetNet International?
  2. Si non, pouvez-vous donner des exemples sue les clauses que vous croyez ne pas avoir été respectées par le personnel ou les délégués ?
  3. Quelles sont vos suggestions à StreetNet pour s’assurer que le sixième Congrès de StreetNet International en 2019 soit plus démocratique que son précédent, celui de 2016?
  4. Y-a-t-il des éléments manquants que vous avez à l’esprit qui doivent être ajoutés au Code de Conduite ?
  5. Quelle est votre opinion sur la pratique d’ « ardoise » lors des élections démocratiques ?
  6. Autres questions/commentaires quelconques.

Dans l’avenir, nous allons inclure le Code de Conduite dans les paquets des documents de chaque événement de StreetNet – et tous les participants seront informés de leurs droits conformément au Code de Conduite, et ceux qui vont hors la ligne peuvent être guidés par leurs collègues en utilisant le Code de Conduite, au moment du problème. Nous espérons que cela augmentera le niveau de confiance et la confidence de nos membres concernant la protection de leurs droits démocratiques, ainsi que le niveau de compréhension de tous les délégués sur les limites éthiques applicables lors de l’exercice des droits démocratiques. En attendant, nous espérons qu’il y aura un débat transparent sur ce problème, afin que nous puissions faire mieux lors du sixième Congrès International de StreetNet.

Cliquez ici pour trouver une version complète du Code de conduite: http://www.streetnet.org.za/docs/policydocs/2016/fr/coc-fr.pdf

Streetnet organise avec succes L’atelier Regional au Laos

STREETNET ORGANISE AVEC SUCCES L’ATELIER REGIONAL AU LAOS

28 Novembre 2016

Par Oksana Abboud – Organisatrice de StreetNet

Photo est d’un groupe de tous les participants à l’atelier

Du 21 au 22 novembre 2016, StreetNet a tenu avec succès un atelier régional sur l’organisation des travailleurs du secteur informel, dans la ville de Vientiane, Laos. L’atelier faisait partie d’un partenariat de StreetNet-OXFAM.

40 participants ont participé à l’atelier qu’a facilité Oksana Abboud, organisatrice de StreetNet.

Les principaux objectifs des ateliers étaient les suivants:

  • Comprendre comment organiser les travailleurs de l’économie informelle et mener des négociations collectives ;
  • Apprendre des sur les expériences internationales et des meilleures pratiques dans des autres pays ;
  • Comprendre le rôle des syndicats dans la transition de l’économie informelle à l’économie formelle ;
  • Planification d’un programme et la voie à suivre ;
  • Partage des informations sur l’économie informelle.

Les participants ont été accueillis par M. Simoon Ounlasy, Vice-Président de la Fédération de syndicats de Lao (LFTU), M. Inpeng Meunvieth, directeur par intérim de son département des Relations internationales et M. Antonino Faibene, responsable du Programme du bureau d’Oxfam au Laos.

M. Ounlasy a souligné l’importance des travailleurs du secteur informel, leur contribution à l’économie nationale du pays et les défis auxquels fait face LFTU dans l’organisation de travailleurs du secteur informel au Laos. La loi syndicale du pays ne parle pas des travailleurs informels et leur droit d’être organisé. LFTU planifie d’amender cette loi afin d’inclure les « travailleurs informels » dans sa définition. Il a souligné que les travailleurs informels sont plus nombreux que les travailleurs formels et sont une source importante de la force du travail. Lorsque les vendeurs de rue sont introduits dans la société, ils deviennent les travailleurs formels – un développement qui peut être bénéfique en termes financiers, c’est-à-dire qu’ils paient des impôts. Le budget du gouvernement pour aider les vendeurs de rue est insuffisant; le soutien des autres parties est nécessaire.

sur la photo sont (de gauche à droite) M. Simoon Ounlasy, LFTU Vice-Président, M. Antonino Faibene, responsable du Programme du bureau d’Oxfam au Laos et M. Inpeng Meunvieth, Directeur par intérim du département des Relations Internationales de LFTU

70 % de la force active de Laos est en action dans le secteur informel, a dit M. Antonino d’Oxfam. 90 % d’entre eux sont des femmes, qui souvent n’ont pas des compétences, connaissances et qui sont vulnérables. Le gouvernement n’a pas pris des mesures concrètes pour résoudre leur situation.

Mme Souphone Voravong a présenté une recherche – les « Vendeurs de rue dans la ville de Vientiane, Laos » – par les Femme de l’ONU, qui ont souligné la croissance substantielle qu’a faite Laos de son PIB au cours des dernières années. Ceci est nécessaire, a-t-elle dit, pour aider les femmes à avoir des revenus, les rendre moins vulnérables et leurs faire sentir qu’elles sont protégées, appréciées et bien accueillies par la société et le gouvernement. Elle a également suggéré une formation sur le crédit et les négociations pour les vendeuses de rue, construire leur capacité, estime de soi et le respect afin de les renforcer.

L’atelier comprenait sept activités ; la première était introductive. Le reste était fait des petits groupes de travail qui ont discuté et développé les différentes tâches autour d’organisation et de négociation dans le secteur de l’économie informelle.

Les participants à l’atelier lors du travail en groupes

Les groupes d’abord discuté la nécessité d’organiser les travailleurs de l’économie informelle. Ici, le centre d’intérêt était celui de comprendre les spécificités de l’organisation dans le contexte de l’économie informelle, développer les stratégies appropriées de l’organisation et développer et comprendre les principales compétences et habilités requises par les bons organisateurs.

Les autres groupes ont ensuite discuté les questions relatives aux besoins et demandes des travailleurs de l’économie informelle à travers les négociations collectives en visant une meilleure compréhension de certains de leurs problèmes et leurs demandes. Ils ont également examiné l’importance d’une représentation directe dans les négociations collectives pour les travailleurs informels.

Ensuite, les groupes de travail ont identifié trois problèmes des travailleurs de leur secteur et ont dû les traduire en exigences pour les négociations. L’animatrice a expliqué comment se fait ce processus, à travers simplement la reformulation des questions. Elle a souligné l’utilisation des termes précis puisque les demandes doivent être réalistes et doivent viser à attendre le maximum de succès. Ceci est particulièrement important pour une organisation au début des négociations.

Les leçons des syndicats des autres pays autour de l’organisation de l’économie informelle ont suivi. Les participants ont utilisé des études des cas pour examiner comment les syndicats du monde entier ont organisé dans ce secteur. Cet exercice devait leur permettre d’élaborer leur propre manière de penser et d’avoir des idées autour sur l’organisation dans l’économie informelle.

Les participants à l’atelier lors du travail en groupes

Un des documents les plus cruciaux de l’OIT, la Recommandation 204, a été également discuté et analysé. La Recommandation 204 de l’OIT met l’accent sur la transition de l’économie informelle à l’économie formelle. Cette activité était importante pour comprendre la signification et le concept de l’économie informelle, organisation dans au-dedans de cela et les exigences pour une transition efficace de l’économie informelle à l’économie formelle. Les groupes devaient lire la Recommandation 204 de l’OIT, identifier les éléments de formalisation, ses clauses les plus progressistes et les éléments qui y manquent. La plupart des participants ont trouvé cette tâche difficile.

Pour assister, la facilitatrice a parlé sur les gains clés stratégiques de la Recommandation 204 de l’OIT, qui étaient très progressives et bonnes pour les travailleurs du secteur informel. Elle a également mentionné les clauses qui peuvent les nuire, et les problèmes qui n’apparaissaient pas dans la Recommandation, par exemple l’absence d’inclusion des autorités au niveau de niveau local.

La dernière activité mais très importante, était celle de développer une stratégie du syndicat des travailleurs de l’économie informelle. Les participants revisités des discussions antérieures afin d’élaborer une stratégie claire et un plan d’action pratique orienté vers la réalisation de la vision des différents groupes de l’union, dans le futur.

Les groupes de travail a élaboré leurs plans d’action tout en définissant leurs groupes cibles et les priorités clés. Ils ont présenté, étape par étape, les actions nécessaires pour organiser les travailleurs du secteur informel et surmonter les obstacles qu’ils rencontrent dans la construction de leur stratégie.

Lors de l’évaluation de l’atelier, les participants ont exprimé leur joie d’apprendre sur l’Organisation des travailleurs informels et sur les instruments de l’OIT. L’atelier leurs offert une chance d’exprimer leurs propres opinions ; toutefois, apprendre des expériences des autres pays était un bonus. Les délégués vietnamiens et cambodgiens ont ajouté une valeur à l’atelier en échangeant leurs expériences dans l’organisation des travailleurs de l’économie informelle.

Les participants à l’atelier lors du travail en groupes

Dans son discours de clôture, M. Simoon Ounlasy a déclaré que LFTU implémenterait fructueusement les connaissances et compétences acquises dans son activité syndicale. Il espérait plus de soutient de StreetNet International et d’OXFAM.

L’atelier régional a été un succès et très utile aux participants de LFTU qui avaient juste commencé à apprendre sur l’organisation des travailleurs du secteur informel. Leur leadership comprend l’importance et la nécessité d’organiser les travailleurs informels au Laos ; ils ont une grande volonté d’apprendre sur ceci afin d’avancer d’avantage.

Enfin, StreetNet remercie Khamphy Khammvong, responsable de Programme d’Oxfam au Laos. Son travail préparatoire a rendu possible cet événement régional.

Message de la Presidente de Streetnet International a la Journee Internationale des Vendeurs de Rue (14 Novembre 2016)

14 Novembre 2016

Lorraine Sibanda, Présidente de StreetNet International

Salutations Confraternelles à vous tous travailleurs de l’économie informelle dans le monde entier.

Aujourd’hui, c’est la commémoration de la 5ème journée internationale des vendeurs de rue. Il s’agit d’une JOURNÉE spéciale pour tous les travailleurs du secteur informel qui sont devenus une majorité volumineuse de la population active dans le monde entier, dont la majorité est faite des femmes.

Comme l’économie formelle continue à se rétrécir en raison de la précarisation du travail, fermeture des entreprises et la croissance du travail précaire dans la mise en place formelle, le travail informel a continué à offrir les lignes de secours et les moyens de survivre à la population du monde, avec le vante de rue, étant le plus simple et du nombre le plus élevé. Cependant, ces travailleurs ont et sont continuellement victimes de HARCELEMENTS, CRIMINALISATION, POLITISATION, des DÉFICITS du TRAVAIL DECENT qui comprend le manque de protection sociale.

L’importance de cette journée, est que nous, en tant que des travailleurs de l’économie informelle, avons continué à nous affirmer et lutter pour nos droits et la dignité envers et contre tous les maux. Notre espoir a été renforcé par la Recommandation 204 de l’Organisation Internationale du Travail de 2015 qui parle sur la transformation de l’économie informelle à l’économie formelle. Ceci nous met sur un haut piédestal pour fixer les conditions et dicter le rythme du processus de la transformation.

Par conséquent, camarades en dehors des souffrances que nous avons traversées, notre célébration ou commémoration cette année est équipée de la munition (R204) qui attend notre implémentation pratique pour entraîner nos gouvernements et les organes de prise de décision du monde entier de ne plus nous ignorer. C’est notre devoir en tant que force unie de continuer à faire ce combat. Ne permettons pas à quiconque de diviser ou délier nos efforts. Notre combat est UN et NOUS RESONS UNIS, ENSEMBLE NOUS POUVONS sous L’ approche ‘TOUCHE UN TOUCHE TOUS’.

Enfin nous devons tous populariser la commémoration de cette journée autant que possible à travers les campagnes de sensibilisation et de diverses activités afin que nous construisions sur la visibilité de la journée. Ceci devrait renforcer la journée pour devenir un événement de congé pour nous dans le calendrier international.

En tant que StreetNet International, nous disons « RIEN POUR NOUS SANS NOUS ».

Merci.
Lorraine Sibanda, Présidente de StreetNet International