Message de la Presidente de Streetnet International a la Journee Internationale des Vendeurs de Rue (14 Novembre 2016)

14 Novembre 2016

Lorraine Sibanda, Présidente de StreetNet International

Salutations Confraternelles à vous tous travailleurs de l’économie informelle dans le monde entier.

Aujourd’hui, c’est la commémoration de la 5ème journée internationale des vendeurs de rue. Il s’agit d’une JOURNÉE spéciale pour tous les travailleurs du secteur informel qui sont devenus une majorité volumineuse de la population active dans le monde entier, dont la majorité est faite des femmes.

Comme l’économie formelle continue à se rétrécir en raison de la précarisation du travail, fermeture des entreprises et la croissance du travail précaire dans la mise en place formelle, le travail informel a continué à offrir les lignes de secours et les moyens de survivre à la population du monde, avec le vante de rue, étant le plus simple et du nombre le plus élevé. Cependant, ces travailleurs ont et sont continuellement victimes de HARCELEMENTS, CRIMINALISATION, POLITISATION, des DÉFICITS du TRAVAIL DECENT qui comprend le manque de protection sociale.

L’importance de cette journée, est que nous, en tant que des travailleurs de l’économie informelle, avons continué à nous affirmer et lutter pour nos droits et la dignité envers et contre tous les maux. Notre espoir a été renforcé par la Recommandation 204 de l’Organisation Internationale du Travail de 2015 qui parle sur la transformation de l’économie informelle à l’économie formelle. Ceci nous met sur un haut piédestal pour fixer les conditions et dicter le rythme du processus de la transformation.

Par conséquent, camarades en dehors des souffrances que nous avons traversées, notre célébration ou commémoration cette année est équipée de la munition (R204) qui attend notre implémentation pratique pour entraîner nos gouvernements et les organes de prise de décision du monde entier de ne plus nous ignorer. C’est notre devoir en tant que force unie de continuer à faire ce combat. Ne permettons pas à quiconque de diviser ou délier nos efforts. Notre combat est UN et NOUS RESONS UNIS, ENSEMBLE NOUS POUVONS sous L’ approche ‘TOUCHE UN TOUCHE TOUS’.

Enfin nous devons tous populariser la commémoration de cette journée autant que possible à travers les campagnes de sensibilisation et de diverses activités afin que nous construisions sur la visibilité de la journée. Ceci devrait renforcer la journée pour devenir un événement de congé pour nous dans le calendrier international.

En tant que StreetNet International, nous disons « RIEN POUR NOUS SANS NOUS ».

Merci.
Lorraine Sibanda, Présidente de StreetNet International

« Soutenir les luttes actuelles de mettre fin à la destruction des habitations informelles et des moyens de subsistance et établir une structure de négociation des vendeurs/structures de négociation à Lagos, Nigeria »

21 octobre 2016

Sur la photo est camarade Gbenga Komolafe, Secrétaire général FIWON

L’interdiction de la vente de rue à Lagos va emporter les moyens de subsistance des vendeurs de rue au centre des difficultés économiques au Nigeria.

En tenant compte du taux de chômage élevé dans le pays, le peuple de Lagos pense que le gouverneur aurait dû évaluer les voies de réglementer les activités des vendeurs et colporteurs, au lieu de leur interdiction pure et simple.

Camarade Gbenga Komolafe, Secrétaire Général de la Fédération des Organisations des Travailleurs Informels du Nigeria [Informal workers’ Organisations of Nigeria] (FIWON), nouveau affilié de StreetNet au Nigeria, souligne les défis des vendeurs informels au Nigeria afin de forcer le pouvoir à négocier avec les vendeurs de rue.

«C’était ici turbulente avec le gouvernement de l’état de Lagos, en continuant sa destruction des maisons et des moyens de subsistance des pauvres à Lagos. Nous avons dû organiser deux manifestations au cours des deux dernières semaines. La première le 4 octobre 2016 pour protester contre la démolition des lieux de travail informel dans certaines zones de Lagos et le 13 octobre 2016 et encore une plus massive prévue le 17 octobre 2016 pour protester contre la déclaration du gouverneur qui détruirait toutes les communautés du littoral à Lagos ! La protestation se poursuit.

Inauguration le Chapitre de l’Etat d’Osun de FIWON

Les gouvernements locaux au Nigeria en particulier l’état de Lagos, le sont pas absolument opérationnels. Les gouvernements provinciaux contrôlent actuellement leurs finances, réduisent les élections aux conseils locaux et gèrent les fonds du gouvernement local. Ceci a conduit à un abus énorme du gouvernement local en tant qu’organe de gouvernance tout en les rendant inutiles en tant qu’organe efficace effective du gouvernement local. Le gouvernement de l’état de Lagos (LASG) a refusé d’organiser des élections dans les gouvernements locaux depuis plusieurs années tandis que le « chef du parti » nomme ses « Administrateurs uniques» pour les gérer.

Ministères du gouvernement de l’Etat et les départements semblent ici être plus pertinente qu’au travailleurs informels: Le Ministère du Commerce traite ici avec les vendeurs, collecte les taxes de leur part ; le Ministère des transports traitent avec les transporteurs et collecte toutes sortes de prélèvements de leur part, Le Ministère de l’environnement traite les collecteurs des impôts etc. Les gouvernements locaux également recueillent certaines formes de taxes mais n’offrent pratiquement aucun service.

Le défi immédiat est de lutter pour stopper ce danger actuel de ne plus faire des démolitions des maisons et des moyens de substance des travailleurs informels et utiliser la lutte comme une occasion de construire des structures durables d’engagement avec les vendeurs et l’utiliser pour forcer au moins d’ouvrir certaines des espaces fermées pour la prestation des services et la négociation collective permanente.

Sur la photo sont des membres de FIWON lors d’une de leurs programmes de formation

Nous demandons au gouvernement provincial de retirer sa déclaration qu’il détruirait toutes les communautés du littoral à Lagos et de dialoguer avec nous sur les autres options inclusives, y compris la nécessité pour les forums de négociation entre les travailleurs informels et les ministères compétents.

Le prochain défi de FIWON est d’organiser une campagne compréhensive de sensibilisation pour répondre aux injustices terribles qui sont en train d’être infligées aux travailleurs informels et faire à ce que LASG puisse revoir ses politiques de gentrification manifeste au nom de la construction d’une « méga ville » dans le cadre d’un programme de « modernisation ». Une telle campagne impliquera l’interface méticuleuse avec les vendeurs de rue, un plan d’action avec eux, des campagnes médiatiques vigoureuses, des actions de masse possibles et bien sûr l’interface avec des représentants du gouvernement et des institutions en vue d’atteindre des structures de négociation crédibles avec les institutions gouvernementales ».

Action de protestation massive de FIWON contre la déclaration du Gouverneur qu’il détruirait toutes les communautés du littoral à Lagos (17 octobre 2016)

Information fournie par Gbenga Komolafe, Secrétaire Général de FIWON

FIWON a été inauguré le 18 juin 2010 à Abuja au cours de sa 1ère Conférence Nationale à Abuja avec une participation de plus de 34 organisations des travailleurs. L’adhésion de FIWON s’étend sur 21 États du Nigeria, englobant les organisations des travailleurs du secteur informel dans 28 secteurs allant de l’agriculture et le processus de la nourriture à la vente de rue et du marché, réparation des automobiles, petite fabrication, menuiserie et autres.

5ème Congrès International de StreetNet aux yeux de l’équipe administrative « Un moment remarquable pour StreetNet International »

Essack Ruby, administratrice du Congrès
Essack Ruby, administratrice du Congrès

Mes impressions sont que le Congrès portait principalement sur le vote dans la nouvelle équipe administrative au lieu de mettre l’accent et de l’utiliser comme une opportunité pour discuter des diverses questions stratégiques et les stratégies de l’organisation et son avenir. Je pense que c’est formidable que pour la 1ère fois dans l’histoire, StreetNet a une femme présidente et qui vient aussi de de l’Afrique. Elle semble être très compétente et je suis sûr qu’elle rendra StreetNet joyeux.

Je crois que la plupart des choses sont allés selon le plan et ce qui n’a pas été le cas, nous avons réussi à trouver des façons de les réaliser.

Le plus difficile des choses était de travailler avec une agence de voyage à l’étranger, avec le décalage horaire de 3,5 heures en avance de l’Afrique du Sud et la barrière de la langue. Les autres travaillaient avec deux hôtes où une personne était très disposée à travailler ensemble et l’autre vraiment pas.

Les congrès précédents, StreetNet avait une équipe complète pour préparer le Congrès, cette fois-ci, c’était juste moi, alors c’était de l’huile brulante de minuit pendant presque 3 mois de travail.

Les téléconférences avec les hôtes étaient rares et très difficile d’avoir en raison de la ligne de communication qui s’entrecoupait à chaque instant malgré les différentes méthodes de communication qu’on essayait.

Tenir le tout ensemble à Delhi, y compris l’administration foncière pour s’assurer que tout s’est bien déroulé et parfois avoir besoin de s’impliquer directement dans les tâches déléguées aux autres, puisqu’ils ne prenaient pas entièrement la responsabilité de ce qu’il fallait faire.

Toutefois, travailler avec Muskan et Shubendran qui étaient toujours prêts à faire tout ce qui était nécessaire à faire et le plaisir d’entendre comment reconnaissant qu’ils étaient pour les nouvelles connaissance acquises, a levé mon esprit malgré la fatigue que je sentais! Certains affiliés exprimant leur satisfaction pour le bon travail accompli.

Je pense que la plupart des tâches ont été atteintes successivement. Les gens se sont plaint de ne pas avoir eu les exigences de leurs visas à temps, mais si vous regardez l’effectif du nombre des gens qui ont réussi à venir au Congrès malgré les exigences de la dernière minute, je pense que c’est un grand succès et sans oublier qu’il y avait seulement une équipe d’une personne travaillant sur les préparatifs du Congrès du côté de StreetNet.

Je voudrais ajouter qu’il y avait beaucoup des gens qui ont assistés à obtenir leur visa à cause de mon dynamisme et initiatives d’aller au-delà des limites et ça aurait été bon d’entendre des commentaires à ce sujet au lieu des plaintes ou critiques.

Je souhaite que les dirigeants de StreetNet puissent travailler en étroite collaboration avec le coordonnateur pour renforcer l’organisation et réaliser la vision et la mission de StreetNet et ses affiliés.

Douhouré M. Sibailly, organisateur de StreetNet pour l’Afrique et Educateur
Douhouré M. Sibailly, organisateur de StreetNet pour l’Afrique et Educateur

Pour la première fois dans l’histoire de StreetNet, une femme a été élue Présidente. Pour la première fois, une personne africaine est élue Présidente. La participation des femmes était de 60 %. C’est le plus haut pourcentage de participation dans tous les Congrès de StreetNet.

C’était difficile de contacter les affiliés en Afrique afin de confirmer d’urgence leurs itinéraires. La conséquence de cela est qu’il n’y avait pas assez de temps pour faire des demandes de visa en particulier pour les affiliés qui n’ont pas de consulat de l’Inde dans leur pays et devaient voyager dans d’autres pays pour les procédures. Nous avons travaillé sous contrainte en attendant des visas. Malgré tout cela, avec la collaboration de NASVI presque tous les délégués espérés sont arrivés, sauf la Guinée qui ne pouvait pas obtenir leur visa.

L’interprétation dans les autres langues n’était pas très bonne, ce qui a rendu la discussion difficile, en particulier les discussions au sujet des résolutions.

Oksana Abboud, Organisatrice de StreetNet, officière des médias
Oksana Abboud, Organisatrice de StreetNet, officière des médias

Je suis très heureuse de faire partie du personnel de Streetnet International depuis mon commencement en janvier 2013.

Ceci est ma deuxième fois de participer au Congrès de StreetNet, néanmoins la préparation du 5ème Congrès de StreetNet était différente puisque j’ai eu de nouvelles responsabilités et tâches à faire avant et pendant le Congrès.

J’étais toujours impliqué dans toutes les étapes de préparation du congrès et je sais maintenant comment dur et difficile étaient les préparations jusqu’à la date du Congrès en octobre. Administrer tous les affiliés de StreetNet est une tâche énorme, surtout pour une personne. Mais en raison de la grande expérience et le professionnalisme de Ruby Essack, le 5ème Congrès StreetNet s’est bien passé.

C’était également difficile pour moi en tant qu’officière des médias, mais en même temps quand vous voyez certains résultats et des réactions positives, vous comprenez que tous les efforts fournis n’étaient pas juste gaspillés.

Nous n’a pas complètement réussi dans l’atelier sue les Media et soirée culturelle, mais il s’agit d’une bonne leçon pour la planification de notre futur Congrès. Notre équipe de préparation du Congrès était petite mais efficace, puisque nous avons travaillé en coordination et dans une même direction.

Marie Bobby, Editeur du Bulletin du Congrès et Photographe
Marie Bobby, Editeur du Bulletin du Congrès et Photographe

Je pense que le 5ème Congrès de StreetNet a réussi à ses principaux objectifs officiels surtout en faisant arriver les délégués venus de 49 pays, sans aucun échec majeur.

Toutefois, en ce qui concerne le Plan des Media, on n’a pas tout réussi. Nous devrions juste faire une exposition et des bulletins d’information, postage sur Facebook et Twitter. Nous n’avons pas fait notre atelier sue les médias et la soirée culturelle en raison des travaux du Congrès qui ne permettent pas le programme de la soirée.

Je pense que la planification du Congrès devrait commencer bien avant le Congrès, mais un grand merci au personnel administratif de NASVI qui a travaillé très dur et a beaucoup aidé à faire réussir le 5ème Congrès de StreetNet International une réalité.

Commencer le Congrès avec une table ronde sur la Loi Indienne sur la Vente de Rue a été un commencent très réussi de cet événement. Je crois que le Congrès est en général une excellente occasion pour les délégués des différentes régions du monde de se rencontrer dans une fois dans 3 ans.

Miguel Sanz de WIEGO
Miguel Sanz de WIEGO

C’était un plaisir et un honneur d’aider lors du 5ème Congrès de StreetNet International. J’ai eu la chance de rencontrer des travailleurs venant de tout le monde, unis pour améliorer les moyens de subsistance et les droits des vendeurs de rue. Des femmes incroyablement fortes en action ! Et bien sûr une grande équipe à cet effet.

Merci à tous !

La lucha sigue !

Muskan Khan, Département Administratif de NASVI
Muskan Khan, Département Administratif de NASVI

Je n’ai jamais pensé au sujet de StreetNet mais quand on a entend, les choses se réalisent très près de moi, je me sens vraiment fière de faire partie de cette grande organisation mondiale.

Je croie fermement que tout s’est déroulé selon le plan. Il y avait quelques difficultés durant le Congrès lui-même, mais la plupart des choses prévues ont été organisées avec succès et j’étais vraiment contente de faire des arrangements de réunions du Comité, les arrivées et les départs des participants, bon environnement, organisation alimentaire et l’hospitalité.

J’ai eu une grande expérience dans un laps de temps aussi et je sais que StreetNet est une très grande organisation et est la meilleure plate-forme pour chaque vendeurs et organisation affiliée.

Veuillez, s’il vous plait vous souvenir de me donner une chance encore avec une telle opportunité de faire partie de la prochaine Conférence internationale de StreetNet.

Mes grandes appréciations à StreetNet pour avoir organisé ce congrès en Inde et mes appréciations particulières a mesdames Ruby et Oksana. Les deux étaient très gentilles et aimables. Appréciations également au Respectueuse Madame Pat pour les délicieux chocolats.

Shubhendra Sachan, NASVI Admin Department
Shubhendra Sachan, département Administratif de NASVI

Avant ce congrès, je ne connaissais pas rien de StreetNet International, de son travail, ses réalisations et de comment StreetNet améliore les moyens de subsistance des travailleurs informels dans le monde entier. Mais, après avoir faire partie de StreetNet International, j’ai appris à connaître avec la réalité du travail réalisé pour le secteur informel durant ces 15 dernières années, depuis sa création et sa prise de serment de continuer cette grande œuvre dans l’avenir.

J’ai vu que tout le monde a essayé dur de faire réussir le 5ème [congrès de] StreetNet International et a fait en sorte que tout se passe selon le plan.

La tâche la plus difficile était de rendre les délégués confortables puisque c’était leur 1ère visite en Inde et ils dépendaient beaucoup de nous en toute chose. Ainsi, notre but était de faire de ce Congrès un remarquable succès pour tous les délégués et je me sens honoré de faire partie de cela et de faire mon travail parfaitement.

La meilleure partie lors de la préparation du Congrès était de présenter la culture indienne aux délégués.

Je pense qu’il y avait certaines questions concernant les interprètes et leur équipement qui ont été partiellement atteints et qui pourrait être données beaucoup plus de ressources en vue des meilleurs résultats.

C’était ma première expérience de travailler avec StreetNet International et je dois dire que ce fut une expérience très agréable. Rencontrer les délégués de partout dans le monde, comprendre leurs préoccupations, essayer de donner toutes sortes d’assistance pour les faire sentir à l’aise et les permettre à concentrer sur leur travail pour lequel ils sont venus signifiait vraiment pour moi beaucoup. Ça m’a vraiment aidé en tant qu’une personne et aussi, dans ma vie professionnelle. Il y avait tellement de choses à apprendre de tout le monde présent, j’apprends beaucoup de cet évènement.

Tout d’abord, je tiens à féliciter StreetNet International pour une visite réussie en Inde. Je souhaite que StreetNet International puisse revenir dans bientôt en Inde et me faire plaisir d’offrir mes services une fois de plus.

Benu Sainy, Finance au SEWA
Benu Sainy, Finance au SEWA

J’ai eu une merveilleuse expérience au cours du Congrès de rencontrer tout le personnel de StreetNet, Madame Ruby, Bobby et les autres participants. Une expérience formidable de travailler avec vous tous !

SA

El Salvador – A travers le dialogue et la négociation, nous gagnons tous!

23 septembre 2016

M. Jose Herminio Diaz, Secrétaire général de FESTIVES, affilié de StreetNet d’ El Salvador, partage les récents progrès réalisés en ce qui concerne le dialogue avec la municipalité locale dans son pays.

Au Salvador, nous avons entrepris un processus de dialogue tripartite au début d’août 2015 entre le gouvernement local, le gouvernement central avec le Ministère du Travail et le Bien être Sociale, des entreprises privées (des représentants d’ANEP) et des diverses organisations réunies dans L’ENTITE NATIONALE DES VENDEURS faites par la FEDERATION DES SYNDICATS DES VENDEURS INDEPENDANTS D’EL SALVADOR, FESTIVES, COORDINATEUR NATIONAL DES VENDEURS (CNV) ET DES DIVERSES ORGANISATIONS INDEPENDANTES , NOUS AVONS FORME LA TABLE RONDE TRIPARTITE DE DIALOGUE MUNICIPAL (MMDT) avec l’appui de l’OIT.

Dans ce groupe des divers sujets d’intérêt de notre secteur ont été traités, mais une série des réunions bilatérales ont eu lieu avec le gouvernement local, présidées par le maire NAYIB BUKELE. Dans les deux réunions, les parties ont montré l’intérêt à parvenir à des accords concrets, et ainsi,  les projets d’une grande importance ont été proposés tels que la propriété de l’ex-bibliothèque, le marché de Hula Hula, le marché de Cuscatlán, le marché de Colonia Escalón, parmi tant d’autres.

A travers ce processus, nous avons atteint les suivant accords minimaux:

Pour nous intégrer dans des locations significatives d’importance historique nationale, nous mouvoir dans des autres locations tandis que les projets mentionnés ont été complétés avec le soutien des vendeurs et du gouvernement local. A ce jour, 24 blocs ont été libérés, une avenue qui a été totalement fermé aux véhicules, les endroits qui ont été retouchés pour attirer les touristes. Nous sommes sur le point de la première célébration du 14 novembre de chaque année en tant que Journée Nationale du Travailleur Indépendant, qui a récemment été approuvée par le décret des délégués de tous les groupes de l’honorable Assemblée Législative, dans laquelle nous tiendrons et inaugurerons les festivals des travailleurs indépendants, et dans laquelle les membres du gouvernement local, les organisations des travailleurs  et des entrepreneurs formels , tous sur la Table Ronde du  Dialogue Tripartite Municipal de San Salvador, participeront.

Parmi les défis auxquels nous confrontons, nous pouvons mentionner l’approbation de notre loi spéciale des travailleurs indépendants, l’incorporation dans le système de protection sociale et du système des pensions par exemple ; mais nous ne nous reposerons pas jusqu’à ce que nous atteignions  l’accord des sections des différentes parties qui prétendent nous représenter au Congrès nous donnent leur appui et leur approbation. L’ENTITE NATIONALE DES VENDEURS, le syndicat des travailleurs indépendants (COSICP), la Fédération des syndicats des vendeurs d’El Salvador (FESTIVES), nous sommes prêts pour tout lobbying auprès des autorités compétentes en vue d’atteindre notre objectif.

 

12ème Atelier régional du Forum de la Société Civile et StreetNet-SATUCC sur l’implémentation de la Recommandation 204 (R204) de l’OIT sur les « Transitions de l’économie informelle à l’économie formelle »

15 septembre 2016

Le 12ème [atelier] du forum de la société civile de l’Afrique Australe a eu lieu au Centre de conférences de Lugogo à Mbabane, Swaziland du 15 au 17 août 2016. Un total de huit organisations de l’économie informelle de huit pays de l’Afrique australe ont participé avec ZCIEA représentée par dix délégués dirigés par le Président nationale l’organisation, Lorraine Sibanda.

En tant que Point Focal de l’Afrique Centrale et Australe de StreetNet International, ZCIEA a conduit les organisations de l’économie informelle de huit pays dans l’affaire permanent pour l’économie informelle avec la Confédération Syndicale de l’Afrique Australe / [Southern African Trade Union Confederation] (SATUCC) représentant des syndicats, Conseil des Confessions Religieuses Chretiennes de l’Afrique Astrale / [Fellowship of Chrstian Councils in Southern Africa] (FOCCISA) représentant les organisations religieuses et SADC-CNGO pour les organisations non gouvernementales.

L’atelier régional de StreetNet-SATUCC a étudié les résultats de l’atelier de Lusaka sur Recommandation 204 de l’OIT en dates du 28/29 juillet. StreetNet a du faire une démonstration pour avoir l’espace pour soumettre ses questions lors du Forum de la société civile.

L’économie informelle a soumis les points suivants pour le communiqué de CSF:

  1. Lors de l’atelier de Manzini, les travailleurs informels et vendeurs transfrontaliers du Lesotho, Malawi, Mozambique, Afrique du Sud, Swaziland, Zambie et Zimbabwe, se sont réunis, ont examiné les résultats obtenus à Lusaka il y a deux semaines par des organisations des travailleurs du secteur informel et TUs appartenant à SATUCC et construit davantage sur ceux-ci.
  2. Les pays de la SADC identifiés comme faisant des progrès plus positifs dans l’implémentation de la R204 sont le Malawi, Mozambique et Zambie.
  3. Le sommet de Swaziland du peuple de la SADC est fait des suivants pays : Zimbabwe, Zambie, Afrique du Sud, Swaziland, Mozambique et Botswana.
  4. Au Mozambique, les agences gouvernementales suivantes sont en dialogues directes avec l’Associacao da Economia Informal do Mocambique (AIEMO, affilié à l’OTM) Institut de sécurité sociale NISS, autorité d’enregistrement des affaires BAO, conseils municipaux, autorités des douanes et accises. Les Autorités douanières collaborent avec AIEMO en termes de protocoles d’entente à chaque poste frontière, et les conseils municipaux travaillent avec AIEMO en termes de protocoles d’entente dans chaque ville.
  5. Les participants du Lesotho, Afrique du Sud et Swaziland signalé unilatéralisme gouvernementale et les tendances continues et persistantes de prendre des décisions les concernant en leur absence.
  6. Au Zimbabwe, le gouvernement a utilisé la Recommandation 204 comme un outil de trouver des nouvelles façons de collecter l’argent des travailleurs dans l’économie informelle. Les plus vicieux dans tout cela est l’ordonnance notoire SI64 interdisant les importations essentielles par les vendeurs transfrontaliers
  7. Les participants font appel aux chefs des gouvernements de la SADC doivent instruire le gouvernement Zimbabwéen à annuler immédiatement l’ordonnance SI64.
  8. La différence essentielle entre les exemples positifs cités du Malawi, Mozambique et Zambie est l’implication des travailleurs organisés dans l’économie informelle dans les processus de l’implémentation, par rapport à l’unilatéralisme des autres gouvernements de la SADC. Le slogan de tous les travailleurs organisés dans l’économie informelle reste -Rien pour nous sans nous !!
  9. Les participants ont fait appel à la simplification de la vente informelle transfrontalière dans la SADC et mettre en place le STR ([Simpliefied Trade Regime] /Régime de Vente Simplifié) par des négociations bilatérales entre plusieurs pays, dans l’intérêt des moyens de subsistance des CBTs « vendeurs transfrontaliers » informels les plus pauvres, dont la plupart sont des femmes. Le Secrétariat de la SADC doit commencer le travail le plus tôt possible pour mettre ces programmes en marche.
  10. Les travailleurs dans l’économie informelle, font appel à la nomination d’un ambassadeur de la SADC pour l’implémentation de la Recommandation 204 – cet Ambassadeur doit être le Président de l’un des meilleurs pays identifiés de bonne pratique soient le Malawi, Mozambique et Zambie.
  11. Les participants font appel au rétablissement du tribunal de la SADC.
  12. Les participants font appel à une date limite pour l’implémentation de la Recommandation 204 dans la SADC – le premier rapport, qui devrait être reçu dans les six mois, devrait préciser le calendrier de l’implémentation. Les travailleurs dans l’économie informelle doivent recevoir le rapport de progrès chaque année après les réunions des chefs d’état de la SADC.

Le Forum de la société civile a été immédiatement suivi par le sommet des peuples de la SADC à Manzini, où l’économie informelle a travers ZCIEA a conduit un cluster sur la vente et la dette. Le cluster a présenté les mêmes points de CSF qui doivent être incorporés dans le communiqué du Sommet Populaire pour la soumission au sommet des chefs d’État de la SADC au Swaziland.

La déclaration finale de l’atelier du Swaziland qui est devenu une partie de la déclaration du Forum de la Société Civile de la SADC à la réunion des Chefs d’Etat de la SADC deux semaines plus tard peut être trouvée ici : 12ème Forum de la société civile de l’Afrique Australe Commission 6 : Transition de l’économie informelle à l’économie formelle

12ème Forum de la société civile de l’Afrique Australe Commission 6 : Transition de l’économie informelle à l’économie formelle

Le développement international majeur en 2015 a été l’adoption d’une nouvelle recommandation 204 de l’OIT sur les Transitions de l’Economie Informelle à l’économie formelle. StreetNet International a été l’une des organisations clées, ensemble avec WIEGO (Women in Informal Employment : Globalising et Organising / [Femme dans l’Emploi Informel : Globalisation et Organisation]) qui a largement consulté des travailleurs organisées dans l’économie informelle en Afrique, Asie, Amérique Latine et Europe Orientale et ont  coordonnées les préparations au cours de 2013 à 2015 pour s’assurer que le contenu de la recommandation reflète les besoins et les intérêts des travailleurs dans l’économie informelle. Un de ces événements préparatoires était un atelier régional de SADC convoqué conjointement par StreetNet et SATUCC en mai 2015, un mois avant que la recommandation soit finalisée et adoptée à la Conférence Internationale du Travail à Genève en juin 2015.

La présente recommandation constitue le cadre dans lequel nous travaillons pour la protection et la promotion des droits des travailleurs dans l’économie informelle, qui représentent 70 % de la main-d’œuvre dans la région de SADC. Malgré cela, il y a une continué de déficits de travail décent dans l’économie informelle dans la région de SADC et le manque de développement inclusif. Pour mettre fin à cela, les travailleurs dans l’économie informelle demandent la décriminalisation immédiate du travail de l’économie informelle. Nous ne violons pas la loi – la loi nous violent!!

  1. Lors de l’atelier de Manzini, les travailleurs informels et les vendeurs transfrontaliers du Lesotho, Malawi, Mozambique, Afrique du Sud, Swaziland, Zambie et Zimbabwe, se sont réunis et ont evaluee les résultats dans leur réunion à Lusaka il y a 2 semaines par les organisations des travailleurs des informels et TUs appartenant à SATUCC et construit davantage sur cela.
  1. Les pays de la SADC qui ont été  identifiés comme faisant beaucoup plus de progrès dans l’implémentation de la Recommandation 204  sont le Malawi, Mozambique et Zambie. 

    Au Malawi, le syndicat des travailleurs du secteur informel du Malawi  (MUFIS, affilié à MCTU) est directement impliqué dans le système tripartite des négociations nationales. En outre, les conseils municipaux de Blantyre, Lilongwe et Mzuzu sont en train de dialoguer en toute bonne foi avec MUFIS sur les conditions de travail des vendeurs du marché.

    Au Mozambique, les agences gouvernementaux suivants sont directement en dialogue avec l’Associacao da Economia Informal Mocambique (AIEMO, affilié à l’OTM) Institut INSS de la Sécurité Sociale, autorité d’enregistrement de l’entreprise BAO / [BAO Business registration authority],  conseils municipaux, autorités des douanes et accises. Les autorités douanières travaillent avec AIEMO en termes des protocoles d’entente à chaque poste frontière, et les conseils municipaux travaillent avec AIEMO en termes de protocoles d’entente dans chaque ville.

    En Zambie, le gouvernement travaille avec un Comité technique des organisations de l’économie informelle et des syndicats sur l’implémentation de la Recommandation 204. L’Alliance des Associations de l’Economie Informelle Zambienne (AZIEA, membre associé du ZCTU) est maintenant directement inclue dans le système tripartite des négociations nationales, et la Loi sur la Protection Sociale a été étendue pour inclure les travailleurs dans l’économie informelle. 

  2. Les participants venant de l’Afrique du Sud, Lesotho et Swaziland ont signalé l’unilatéralisme et les tendances continues et persistantes du gouvernement pour prendre des décisions qui les concernent en leur absence.
  3. Au Zimbabwe, le gouvernement a utilisé la Recommandation 204 comme un outil de trouver des nouvelles façons de collecter l’argent des travailleurs dans l’économie informelle. Les plus vicieux dans tout cela est l’ordonnance notoire SI64 interdisant les importations essentielles par les vendeurs transfrontaliers.
  4. Les participants font appel aux chefs des gouvernements de la SADC doivent instruire le gouvernement Zimbabwéen à annuler immédiatement l’ordonnance SI64.
  5. La différence essentielle entre les exemples positifs cités du Malawi, Mozambique et Zambie est l’implication des travailleurs organisés dans l’économie informelle dans les processus de l’implémentation, par rapport à l’unilatéralisme des autres gouvernements de la SADC. Le slogan de tous les travailleurs organisés dans l’économie informelle reste -Rien pour nous sans nous !!
  6. Les participants ont fait appel à la simplification de la vente informelle transfrontalière dans la SADC et mettre en place le STR ([Simpliefied Trade Regime] /Régime de Vente Simplifié)  par des négociations bilatérales entre plusieurs pays, dans l’intérêt des moyens de subsistance des CBTs « vendeurs transfrontaliers »  informels les plus pauvres, dont la plupart sont des femmes. Le Secrétariat de la SADC doit commencer le travail le plus tôt possible pour mettre ces programmes en marche.
  7. Les travailleurs dans l’économie informelle, font appel à la nomination d’un ambassadeur de la SADC pour l’implémentation de la Recommandation 204 – cet Ambassadeur doit être le Président de l’un des meilleurs pays identifiés de bonne pratique soient le Malawi, Mozambique et Zambie.
  8. Les participants font appel au rétablissement du tribunal de la SADC.
    La SADC doit arrêter de protéger les tyrans – chefs d’État.
  9. Les participants font appel à une date limite pour l’implémentation de la Recommandation 204 dans la SADC – le premier rapport, qui devrait être reçu dans les six mois, devrait préciser le calendrier de l’implémentation. Les travailleurs dans l’économie informelle doivent recevoir le rapport de progrès chaque année après les réunions des chefs d’état de la SADC.

Propositions pour la discussion avec SATUCC au 2ème jour, le 17 août 2016:

Mise en place d’un Comité de suivi sur l’implémentation de la Recommandation 204 dans la SADC.
Protocole de l’Economie Informel – N.B. un paragraphe dans le Protocole d’Emploi et du Travail.
Engagement budgétaire des gouvernements régionaux pour soutenir les organisations de l’Economie Informelle.
Inclusion de mesures pour traiter la situation des travailleurs informels avec incapacités.
Revoir les mécanismes d’évaluation des pairs.

Des durs efforts des vendeurs de rue au Rwanda aboutissent à des résultats positifs

9 Septembre 2016

Photos de vendeurs de rue déjà casés dans les nouveaux marchés dans la Ville de Kigali. Ils manifestent leur contentement aux marchés et en face de de leurs articles

Jeannette NYIRAMASENGESHO , Présidente du Syndicat des Travailleurs Indépendants de l’Economie Informelle (SYTRIECI), affilié de StreetNet au Rwanda, clarifie la situation des vendeurs de rue dans son pays, à savoir après la diffusion de l’information dans les médias sociaux par le gouvernement local Rwandais sur la construction de 12 petits marchés pour environ 8000 anciens vendeurs de rue dans la capitale du Rwanda – ville de Kigali qui seront exemptés des taxes pendant un an, ce qui signifie qu’ils ne paieront pas de loyer ou des impôts pour toute une année

Jeannette NYIRAMASENGESHO affirme : « la situation des vendeurs de rue a toujours été notre préoccupation. Le gouvernement rwandais, pour sa part, a déjà compris nos préoccupations en ce qui concerne ces vendeurs de rue.

Après négociation par SYTRIECI auprès de la Ville de Kigali où on dénombre la plus grande partie de ce groupe de gens, cette dernière est actuellement soucieuse de la création de nouveaux marchés à leur endroit pour pouvoir travailler dans des conditions les plus aisées.

A titre de rappel, le secteur informel au Rwanda est composé de plusieurs catégories des travailleurs qui se regroupent dans beaucoup d’organisations. Dans ce cadre, SYTRIECI s’occupe principalement des travailleurs vendeurs de rue et vendeurs de marché et autres travailleurs du secteur informel qui luttent pour vivre. C’est dans ce cadre que SYTRIECI, comme syndicat qui s’occupe aussi des vendeurs de rue et vendeurs de marché, a pris la charge de faire la plaidoirie à ses membres inscrits sans même oublier les autres qui ne le sont pas jusque là.

Photos de vendeurs de rue déjà casés dans les nouveaux marchés dans la Ville de Kigali. Ils manifestent leur contentement aux marchés et en face de de leurs articles

A la déclaration de la Mairie de la Ville de Kigali de réaménager la procédure de ces vendeurs de rue et de restructurer leur manière de transactions commerciales, SYTRIECI a suivi de près cette politique pour renforcer sa contribution stratégique et technique.

En effet, notre syndicat SYTRIECI, de sa part, avait adressé ses opinions et ses propositions écrites à la Mairie de la Ville de Kigali dans le cadre de canaliser les solutions possibles dans le sens qui favorise ces vendeurs de rue. A titre d’exemple, parmi les solutions que proposent la Mairie de la Ville de Kigali, il y a l’idée de les regrouper en coopératives pour leur permettre de travailler en ordre et sur objectifs de tirer maximalement profits de leurs actions. SYTIECI avait souligné cette stratégie avec insistance dans sa lettre adressée à la Mairie de la Ville de Kigali au mois de Mai 2016. Sur la liste des stratégies figuraient aussi la création des marchés, l’exonération des taxes et la création des Caisses de solidarité ainsi que de tontines.

Tout récemment, après maintes réunions de discussion du problème tenues entre les autorités de la ville de Kigali et les vendeurs de rue, la décision unanime fut celle de restructurer leurs méthodes de travail et de privilégier le regroupement en coopératives pour maximiser les profits et renforcer la solidarité.

En suivant de près cette décision, nous avons remarqué que la mise en pratique n’a pas été facilement respectée. Il a fallu d’autres entretiens pour renforcer la compréhension de cette politique. En même temps, la Mairie de la Ville de Kigali a mis en disposition des petits marchés construits à l’endroit des vendeurs de rue pour qu’ils puissent travailler en ordre et à l’aise. Dans tous les cas, nous suivons de près tout le processus et dans certains cas nous entretenons aussi des réunions avec les autorités locales pour étendre les négociations pour l‘octroi des places dans les marchés publiques. En agissant ainsi, SYTRIECI trouve cela positif. Cela étant, nous continuons sans cesse de veiller à ce que cette bonne pratique soit mise en pratique et puisse perdurer.

Ambulants expriment leur joie d’avoir un nouveau lieu de travail au petit marché de la ville de Kigali

En définitif, dans le cadre du Rwanda, le commerce de la rue semble ne pas être la meilleure réponse pour la vie harmonieuse des vendeurs de rue en ville. En effet, sans oublier que ce commerce constitue la fondation de leur survie malgré beaucoup de problèmes qu’ils rencontrent en vendant leurs articles sur la route, tout effort d’améliorer leurs conditions de vie forme le centre d’intérêt important pour SYTRIECI.

SYTRIECI continue les campagnes d’explication aux membres au sujet de ce changement. Ces campagnes analysent principalement l’avantage que les vendeurs de la rue peuvent tirer de cette nouvelle procédure si du moins tout cela est mis en pratique. Il sied bien de souligner que la bonne tentative de construire les marchés pour résoudre le problème des vendeurs de rue pose encore des défis qu’il faut pertinemment chercher à relever. D’une part, le nombre de vendeurs de rue est trop élevé par rapport aux marchés que le gouvernement vient de construire à leur intention. Seulement 12 marchés sont déjà achevés. D’autre part, les vendeurs de rue sont généralement dépourvus de moyens financiers à côté d’autres multiples difficultés de gérer leurs ménages. A cela s’ajoute les problèmes liés à la praticabilité de ces nouvelles procédures. En effet, tout changement exige un temps pour atteindre les résultats efficaces.

La réussite exigera aussi et surtout la mise en commun des efforts de différents intervenants. L’enseignement et la formation pratique doivent également continuer a être considérés pour l’amélioration des résultats.

Toutefois, SYTRIECI a toujours besoin d’expériences des autres pour pouvoir mener à bien ses actions à l’endroit des vendeurs de rue et d’autres travailleurs de l’économie informelle. Les moyens étant sensiblement limités, la conjugaison des efforts reste une priorité pour notre syndicat, mais aussi nécessite un coup de main de la part de nos partenaires.

Cours de Négociations et Stratégie pour les organisateurs et les dirigeants des travailleurs vendeurs de rue et  des marchés informels

24 Aout 2016

Par Sibailly Douhouré, Organisateur de StreetNet

Une photo de groupe de tous les participants au séminaire

Quarante trois Délégués dont 17 femmes venus en majorité de Monrovia, et de Paynesville  ont participé au séminaire financé  par Cities Alliances en collaboration avec WIEGO/StreetNet. Cette activité a été organisée du 8 au 12 Aout 2016 à Monrovia par NAPETUL (National Petty Traders Union of Liberia).

Le séminaire a été facilité par Dale Forbes, Afrique du Sud et Sibailly M. Douhouré, Organisateur de StreetNet pour l’Afrique.

Ce cours  a doté les délégués des compétences de négociations suivantes:

  • Comment négocier avec success?
  • Comment impliquer les membres dans le processus de négociations?
  •  Comment faire un suivi des négociations?
  • Comment  écrire un projet d’accord? 
  • Comment renforcer les accords négociés?

Pour chaque sujet, des groupes de travail ont été constitués et ont permis d’approfondir les discussions qui ont été présentées pendant les séances plénières. Des simulations ont été faites pour négocier entre les Municipalités locales et  NAPETUL.

(à partir de la droite) Dale Forbes, Afrique du Sud et Sibailly M. Douhouré, Organisateur de StreetNet

Comme exercice pratique, une équipe de négociations  composée de 5 dirigeants de NAPETUL  avec  Dale Forbes s ont rencontré le Maire Mme Mvogo de Monrovia dans le but d’entamer des discussions sur le Protocole d’Accords actuels  existant entre la Mairie de Monrovia et NAPETUL. Malheureusement  cette discussion   a été interrompue du fait de la Mairie. L’exercice pratique sur les négociations avec la Mairie de Paynesville n’a pas eu lieu. La mairie n’était  pas disponible à la période du séminaire.

Le compte rendu des négociations  avec les mairies a suscité de vives discussions et a permis de tirer des leçons pour  les futures réelles négociations.

Le séminaire a apprécié la participation de la représentation locale de Slum Dwellers International (YMCA  Alliance) qui a profité de l’occasion pour faire connaitre les préoccupations de leur communauté.

Des participants au séminaire à leurs taches pendant les travaux de groupes

Les séminaristes ont exprimé dans une déclaration écrite, leurs préoccupations sur  la situation des négociations  de Mémorandum avec la Mairie de Monrovia et la Mairie de Paynesville.

Komi Kessouagni: "Il y a nécessité de renforcer le Point Focal Régional et sa responsabilité concernant les affiliés"

22 Aout 2016

Photo de Komi KESSOUAGNIKOMI MENSANH KESSOUAGNI, Secrétaire Général du Syndicat des Vendeurs des Matériaux de Construction du Togo (SYVEMACOT) et coordinateur du Point Focal de StreetNet pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale a souligné le progrès réalisé depuis le dernier congrès de StreetNet en 2013.

Le camarade Komi est issu d’une organization qui est un membre fondateur de la Faitière Nationale des Travailleurs de l’Economie Informelle du Togo – FAINATRASIT– qui regroupe vingt trois associations et syndicats des secteurs de l’artisanat, le marché et autre secteur informel.

Le Point Focal de l’Afrique de l’Ouest compte Treize(13) organisations affiliées dans les pays suivants: République Démocratique du Congo:2(LDFC & ASSOVACO), Burundi:1(SYVEBU), Rwanda:1(SYTRIECI),Togo:1(FAINATRASIT), Bénin:1(UNSYNVEPIB), Sénégal: 2(CNTS & SUDEMS), Niger(FENASEIN): 1, Guinée:1(CNTG), Liberia:1(NAPETUL), Ghana: 1(IHVAG), Sierra Leone: 1(SLeTU)

Camarade Komi note que le Point Focal Régional fait face à des défis et des succès.

"Le principal défis du Point Focal est de permettre une communication régulière avec les affiliés de la région en mettant en place un répertoire dans lequel nous aurons les différents contacts (numéros de téléphone, Fax, boite postale, adresse email, adresse Skype, Facebook, etc).

Tous les affiliés devraient être joints par Skype. Je le dis parce que pendant nos réunions organisées en 2012, chaque participant a reçu un CD pour permettre d’installer le Skype.

Nous avions aussi parlé des vidéo conférences et nous avons réalisé une dizaine de communications de ce genre avec le Sénégal, le Niger et la Guinée. Grace à des formations en anglais, le Point Focal est en contact régulièrement avec les pays anglophones.

Le Point Focal est en communication régulièrement avec l’Organisateur de la Région, Sibailly Douhouré et avec Wisborn Malaya le responsable du Point Focal Régional pour les pays de l’Afrique du Sud et de l’Est, Wisborn Malaya" , – a souligné le camarade Komi. Actuellement le Point Focal devrait communiquer avec les affiliés qui ont déjà installé leur Skype.

Photo de groupe des participants au séminaire national pour les vendeurs de marché et artisans avec la participation du Maire de la localité et de la Présidente de FAINATRASIT- Activité au Togo

Selon le camarade Komi, le plan de travail du Point Focal a eu du succès à 75% en considérant les principaux défis auxquels il fait face mais il y a toujours la possibilité et le temps pour faire mieux si toutes les organisations membres sont prêtes à travailler dure et ensemble.

Concernant le recrutement de nouveaux affiliés, il y a aussi du progrès. Deux nouveaux affiliés du Burkina et du Nigéria vont s’ajouter au point focal de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le recrutement des vendeurs de rue, des artisans, et le commerce dans les autres secteurs de l’économie informelle est toujours à l’ordre du jour du Point Focal

Le camarade Komi a noté qu’ils travaillent également sur l’organisation des jeunes et ils ont besoin d’au moins 30% des jeunes par pays et dans les sections après chaque activité organisée par les affiliés dans leurs pays. La force de motivation des membres par la sensibilisation et la formation des jeunes a été également montrée.

Il y a eu une grande avancée avec la " Campagne du Nouveau Manifeste " et le Lancement du " Guide pour le Nouveau Manifeste ".

La journée du 14 Novembre qui est devenue une journée pour les acteurs de l’économie informelle en vue d’exprimer leurs préoccupations et leurs revendications. 5 dirigeants de FAINATRASIT ont bénéficié d’une formation en anglais pour faciliter les échanges avec les affiliés des pays Anglophones.

There is also some development of social and solidarity economy initiatives by creating a health care and tontine mutual. Il y a eu aussi un développement dans l’économie sociale et solidaire qui a permis d’initier des mutuelles de santé et des tontines.

Cependant le camarade Komi suggère le "renforcement du point focal et sa responsabilité vis à vis des affiliés".

Il recommande les actions suivantes:

  • L’amélioration de la communication entre les affiliés de la région
  • L’organisation de formations régionales des affiliés pour permettre des échanges;
  • Permettre aux affiliés de se former en français pour les Anglophones et en anglais pour les francophones pour éviter les barrières linguistiques;
  • Admettre le responsable du Point focal dans le Conseil international pour servir de liaison entre l’Exécutif et les affiliés;
  • Appuyer les projets de formations sur les rôles et responsabilités des membres du bureau exécutif des organisations affiliées.
  • Appuyer la formation, sensibilisation et la mise en place de la Mutuelle de santé, de crédit et d’épargne pour l’auto suffisance des affiliées.
  • Créer un réseau des points focaux en vue des partages des problèmes et bonnes pratiques des régions.

En conclusion, le camarade Komi KESSOUAGNI a déclaré:

"Nous exhortons les responsables et les gestionnaires responsables des organisations affiliées à travailler dur pour de meilleures conditions de travail des travailleurs du secteur informel, étant donné que nos pays avancent vers la formalisation selon ce qui est sorti de la 104e session de la Conférence de l’OIT en 2015 ".

Interview réalisé par Oksana Abboud, Chargé des Médias à StreetNet, 11 Aout 2016

"Aucune ville ne peut être inclusive, équitable et durable sans les apports des travailleurs informels!"

15 Août, 2016

Par Oksana Abboud, Chargée des Médias de StreetNet

la photo de Juliana Brown Afari lors de sa participation à la PrepCom3 à Surabaya, en Indonésie

Juliana Brown AFARI, Vice-présidente de StreetNet et membre du Conseil Exécutif de WIEGO parle de son expérience participative à la troisième session du Comité préparatoire (PrepCom3) de la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III), qui a eu lieu à Surabaya, en Indonésie du 25 au 27 Juillet 2016 dans la salle des Conventions et d’Exposition de la Grande Cité de Surabaya.

L’Assemblée Générale des Nations Unies, dans sa résolution 67/216, a décidé de créer un comité préparatoire pour mener à bien les préparatifs de la conférence ouverte à tous les États membres de l’Organisation des Nations Unies et membres des institutions spécialisées et de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Le Comité préparatoire (PrepCom), selon la même résolution, a eu trois réunions (PrepCom1, PrepCom2 et PrepCom3) avant l’ouverture de la conférence. PrepCom1 a eu lieu à New York, aux Etats-Unis en Septembre 2014, PrepCom2 s’est tenue à Nairobi, au Kenya en Avril 2015 et PrepCom3 a eu lieu à Surabaya, ici en Indonésie en Juillet 2016.

WIEGO comme un réseau international axé sur la sécurisation des moyens de subsistance pour les travailleurs pauvres, en particulier les femmes, dans l’économie informelle et un proche allié de StreetNet, a travaillé pour assurer que les voix des travailleurs informels, et la visibilité de leurs défis, sont représentées. Ceci grâce aux efforts de WIEGO et de ses partenaires », l’économie informelle est significativement représentée dans le Projet zéro du nouvel agenda urbain.

Sur la photo, Juliana Brown Afari ainsi que d'autres représentants du secteur de l'économie informelle au cours de la réunion PrepCom3 à Surabaya, en Indonésie

Juliana Brown Afari avait eu la chance de participer à la réunion de PrepCom2, ainsi qu’à celle de PrepCom3 en tant membre de la délégation de WIEGO avant les réunions préparatoires de la Conférence de l’HABITAT III.

Selon Juliana, la réunion de Prepcom3 était éducative, pleine d’opportunités d’acquérir de nouvelles connaissances et de l’expérience, de prendre part à des discussions chaudes et d’interagir avec les différentes parties prenantes qui ont des cultures différentes et une vue sur les questions connexes.

"Il est très important pour tous les travailleurs informels d’être présents et de participer à de tels débats de hauts niveaux parce que les travailleurs informels sont des honorables travailleurs et ont beaucoup de questions qui ont besoin de l’attention de nos gouvernements. Aucun pays ne peut se développer sans les travailleurs du secteur informel, qui devraient faire partie des discussions sur les villes qu’ils veulent voir et de vivre dans les prochaines 30-50years.

Aucune ville ne peut être inclusive, équitable et durable sans les apports des travailleurs informels.

Les travailleurs informels sont reconnus et ont la possibilité de parler des questions eux-mêmes et les possibilités d’améliorer leurs moyens d’existence. Sans aucun doute, il devrait y avoir un bon dialogue et une négociation convenable entre les vendeurs et marchands ambulants informel dans la rue afin que le nouvel agenda urbain soit assuré d’être inclusif et couvre les besoins urbains pauvres »- a souligné Juliana.
Elle a également souligné que les vendeurs de rue doivent veiller à ce que leurs revendications, telles que: le droit pour vendre dans les espaces publics, l’arrêt des expulsions, la réglementation simplifiée pour les commerçants et autres transfrontaliers informels soient reflétés dans le nouvel agenda urbain qui sera adopté à la Conférence de l’ HABITAT III en Octobre 2016 à Quito, en Equateur.

«Voilà pourquoi: Rien Pour Nous Sans Nous», – a conclu Juliana.

WIEGO, après des consultations participatives avec des organisations des travailleurs informels urbains basées sur l’ adhésion, a élaboré son document d’orientation sur la mise en œuvre du nouvel agenda urbain, qui guide clairement ce dont les travailleurs informels urbains ont besoin des gouvernements locaux et nationaux. Le document indique également les besoins communs et spécifiques au secteur des travailleurs informels urbains.

Pour télécharger le document, s’il vous plaît cliquez ici: http://wiego.org/sites/wiego.org/files/resources/files/WIEGO-MBO-Demands-PrepCom3.pdf