Les Femmes Vendeuses de tabliers et les vendeurs informels protestent contre les Municipalités d`EThekwini pour les droits de commerce équitable

8 Août 2012

Les manifestants  en route pour aller  à la Mairie de Durban, dirigé par  l’Alliance des Commerçants  UbumbanoEn Commémoration de la Journée des Femmes, une marche a eu lieu ce mardi, contre le Conseil Municipal local. Cela a été fait pour dénoncer les prix exorbitants pratiqués par les propriétaires d`entreprises privées et pour protester contre les droits des commerçants informels. Il est exigé à la Municipalité de fournir des espaces décents aux vendeurs de rue d`autant plus qu` ils ont aussi des licences/autorisations de commerce.

La manifestation a commencé à partir de Garden Botha et s`est ensuite rendue à l`Hôtel de Ville, où un mémorandum a été remis au bureau du Maire. La marche était composée essentiellement des femmes vendeuses de tabliers, soutenue par l`Alliance des Commerçants d`Ubumbano appelée (Ubumbano) et StreetNet (à laquelle est affilié Ubumbano), une grande organisation de travailleurs en réseaux et qui représente ses membres à travers des structures nationales et internationales.

Ubumbano a été formé pour coordonner la représentation des commerçants informels et de fournir un canal par lequel les différentes organisations des commerçants et des structures représentatives peuvent collectivement représenter les intérêts des commerçants informels à Durban.

La foule des manifestants attentivement à l`écoute des luttes de leurs collèguesMazwandile Mavula, Secrétaire d`Ubumbano et animateur de cet événement, a fait remarquer que le loyer demandé aux vendeurs de rue pour vendre dans le marché aux puces est trop élevé. "Si vous regardez les femmes vendeuses des tabliers sur le côté sud, on m`a dit qu`elles sont facturées entre R1 000 - R1 200(entre 125 et 150 USD) par mois. Ca peut parfois être plus, cela dépend de ce qu`elles négocient avec les propriétaires d`entreprises privées. Certaines devront payer séparément pour la facture d`électricité et elles travaillent aussi dans de petites salles dont les bâtiments sont vieux et pas entretenus. Elles sont autorisées à vendre leurs marchandises le dimanche seulement. Cela signifie qu`elles n`auront pas suffisamment d`argent pour la maison. Beaucoup de ces femmes sont des mères célibataires qui constituent les principales ressources "a t-il dit.

Mavula a fait remarquer que ce problème avec la municipalité se pose depuis 2008. "Il ya aussi des espaces sélectionnés de la CDB qui sont inoccupés et peuvent être utilisés. Nous organisons cette marche, dans l`espoir de sensibiliser sur cette question et amener le gouvernement à satisfaire les besoins des commerçants informels dont les moyens de subsistance dépendent de leur commerce. " a t-il dit.

D`autres questions qui sont apparues ont porté sur la nécessité pour la municipalité de mettre en place des procédures appropriées pour permettre aux vendeurs de rue d`acheter leurs licence ou autorisation de vente. Beaucoup d`entre eux ne savent pas où et comment se les procurer. Selon les manifestants la municipalité a un comité sectoriel le long de chaque rue, où les commerçants vont pour obtenir leur licence ou autorisation de vente.

Les manifestants ont bravé la pluie et les mauvaises conditions météorologiques pour assister à cette marche  afin que leurs voix soient entenduesMargaret Shange est vendeuse de rue depuis 10 ans et travaille comme couturière. Elle se plaint que la Municipalité n`a pas de réglementation en place pour le Comité Sectoriel de rue car il ya des allégations de corruption dans certains des endroits. " Ca coûte R480 (60USD) pour obtenir une licence ou autorisation de commerce qui doit être renouvelée tous les six mois. Le Comité de rue où je dois aller nous fait payer R2 000(USD250) chaque fois que nous renouvelons la Licence de commerce. C`est contraire à la loi car ils empochent l`argent supplémentaire. C`est malheureusement un problème commun. Beaucoup d`entre nous n`ont pas cet argent. Lorsque nous nous plaignons à la Municipalité, ils ne veulent pas comprendre et ils nous renvoient à la commission de Rue. Quand nous sommes incapables de produire nos autorisations de commerce, nous sommes expulsés par la police. Ce n`est pas juste parce que nous avons déjà les frais de location élevés à payer. Nous avons besoin d`un endroit approprié pour faire notre commerce. Je suis une mère seule et je travaille 7 jours par semaine juste pour mettre de la nourriture sur la table pour ma famille. J`espère que nous serons entendus cette fois-ci, "dit-elle.

Sur le chemin  pour la Mairie de Durban "StreetNet, conjointement avec Ubumbano, a demandé au nouveau responsable chargé de la gestion de la Municipalité une réunion afin de discuter des nombreux problèmes de réglementation des vendeurs de rue à Durban que le précédent Administrateur municipal Mike Sutcliffe n`a pas abordés depuis qu`ils ont abandonné la mise en œuvre de la Politique Inclusive de Commerce Informel adoptée par la Mairie en 2002. Certes, nous allons également ajouter les problèmes des vendeuses des tabliers à l`ordre du jour de cette réunion ", a ajouté Pat Horn, Coordinatrice de StreetNet International.

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BRASIL. Camelôs fazem protesto na Avenida Rangel Pestana. G1 Globo (11 de abril de 2015).

BRASIL. Operação retira ambulantes do calçadão do centro de Maceió. G1 Glob (7 de abril de 2015) por Carolina Sanches.

BRASIL.  Operação da PM e Prefeitura vai retirar camelôs do Comércio. Primeira Ediçao (30 de março de 2015 ).

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