Zimbabwe

Mme Lorraine Sibanda (Zimbabwe)

President

Lorraine Sibanda (née Ndhlovu) est l’actuelle présidente de la Chambre des associations de l’économie informelle du Zimbabwe (ZCIEA) et de StreetNet International. Elle est basée dans la ville de Gwanda, située à environ 600 kilomètres au sud d’Harare, au Zimbabwe. Son activité vitale est le commerce transfrontalier et l’élevage de chèvres. Avant de s’engager dans sa vie nouvelle et de prendre des postes de responsabilité, Lorraine avait obtenu son diplôme d’enseignante qualifiée et a enseigné aux institutions primaires pendant 10 ans. Elle a quitté l’enseignement pour lancer des projets d’auto-développement en 2008 lorsque l’économie zimbabwéenne a mis les fonctionnaires dans une situation compliquée. C’est à ce moment-là qu’elle a commencé à chercher des opportunités pour devenir membre d’organisations civiques. En 2011, elle a été élue présidente territoriale de la ZCIEA Gwanda.

En conséquence, elle a commencé à gravir les échelons du travail et de l’activisme de la ZCIEA jusqu’en 2015, date à laquelle elle a été élue présidente nationale de la ZCIEA. En 2016, Lorraine a été élue présidente de StreetNet International. Cette présidence à StreetNet a été renouvelée en avril 2019 au Kirghizistan.

Au cours de ses mandats nationaux et internationaux, Lorraine a soulevé la question, qui n’a jamais été soulevée auparavant, de la reconnaissance des travailleurs de l’économie informelle dans le monde du travail mondialisé en tant que contributeurs essentiels à l’économie de leur pays. Selon elle, ils devaient être reconnus et non criminalisés. Une partie de cette campagne comprend sa participation significative à la Conférence internationale du Travail en 2018 et 2019, où elle a dirigé le plaidoyer international des travailleurs de l’économie informelle portant l’inclusion des travailleurs de l’économie informelle dans la convention sur l’éradication de la violence et du harcèlement dans le monde du travail. Pendant ces deux années, elle a même réussi à présenter à la CIT un exposé de position. Ce plaidoyer a eu un formidable succès. Lorraine est une championne du plaidoyer des travailleurs de l’économie informelle pour le changement depuis son engagement international. Elle a participé à diverses plateformes internationales pour défendre les droits des travailleurs de l’économie informelle. Cela comprend l’expression de la vulnérabilité des femmes dans diverses formes de travail précaire pour que leur vie soit améliorée. Lire la biographie complète de Lorraine ici. 

ZCIEA (Chambre des associations de l’économie informelle du Zimbabwe) (Zimbabwe)

Date de création : 17 novembre 2002

LA VISION de ZCIEA

Des niveaux de vie décents pour tous les Zimbabwéens dans une économie stable.

LA MISSION de ZCIEA

Réduire la pauvreté en transformant les activités de l’économie informelle en activités principales.

OBJECTIFS de ZCIEA
1. Organiser, établir, promouvoir et favoriser la démocratisation de l’environnement à travers des programmes de sensibilisation aux droits, de lobbying et de plaidoyer ciblant les travailleurs de l’économie informelle.
2. Donner aux opérateurs de l’économie informelle marginalisés une éducation basée sur les droits, en particulier sur les droits constitutionnels du Zimbabwe et d’autres chartes et conventions internationales, à travers des ateliers, des séminaires, des expositions, des forums publics, de médias écrits et électroniques, en fournissant un programme d’éducation accrédité sur l’économie politique.
3. Plaider en faveur de l’élaboration de politiques à tous les niveaux qui reconnaîtront, protégeront et faciliteront la transformation des activités de l’économie informelle en activités principales, entraînant ainsi un changement social et économique au Zimbabwe, tout en encourageant une répartition équitable des richesses.
4. Renforcer les structures de la ZCIEA d’une manière qui leur permet d’engager les autorités à tous les niveaux exigeant la transparence, l’inclusivité et la responsabilité, et faire toute autre pratique légale dans l’intérêt de la chambre et de sa constitution conformément aux lois du pays en vue de maintenir les voix des vulnérables vivants.

Bref historique :

La Chambre des associations de l’économie informelle du Zimbabwe a été fondée en 2002 par un groupe de 22 associations de vendeurs informels qui souhaitaient avoir un organisme central pour ce secteur massif (représentant 94% de l’économie zimbabwéenne) qui paradoxalement avait une voix faible et était vulnérable. L’établissement de cet organisme central était le résultat d’un accord tripartite entre ZCTU (Travailleurs), EMCOZ (Entreprises) et le ministère du Travail (Gouvernement) en réponse à l’effondrement et à la réduction des structures formelles à la suite des programmes d’ajustement structurel économique. L’objectif était de maîtriser ces opérations précaires et de rechercher des moyens et des stratégies qui faciliteront l’intégration de l’économie informelle et la responsabilisation sociale et économique de ses opérateurs.

La croissance de l’économie informelle au Zimbabwe est devenue presque impossible à arrêter. Cela a été fortement contribué par des niveaux incontrôlables de licenciements et de fermetures d’entreprises influencés par les troubles économiques et les politiques hostiles aux investisseurs au Zimbabwe. Le PIB du pays actuel dépend désormais davantage de l’économie informelle. En dehors de cela, le facteur surprenant est lié à la législation du pays qui ne soutient toujours pas les opérations et la croissance de cette économie informelle et ne permet pas le développement des canaux pratiques de reconstruction d’une économie durable.

Cela a créé une dépression et une souffrance socio-économiques bien inattendues qui sont quotidiennement déformées par les vagues politiques, la corruption et l’enrichissement individualiste.

Actuellement, l’organisation est présente dans les 10 provinces du pays et 30 territoires. Les femmes qui constituent 65% des membres dominent dans l’organisation.

Saluons nos jeunes reporters sur le terrain ! (Afrique du Sud, Azerbaïdjan, Brésil, Guinée, Le Salvador, Lesotho, Ouganda, République Democratique du Congo, Rwanda, Zimbabwe)

StreetNet International a développé un nouveau projet, visant à mobiliser les jeunes militants et à combler le fossé de l’information entre StreetNet et ses organisations affiliées. Le projet de « Jeunes reporters sur le terrain » a été officiellement lancé en juin 2021 avec 11 participants, membres des organisations affiliées de SNI, de pays différents. Jusqu’en décembre 2021, ces jeunes reporters suivront des formations sur la communication et rendront compte des activités des vendeurs de rue et de leurs organisations.

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